Fiche – Violences inter-ethniques en 2004, au Kosovo

Le cortège défile dans le village de Çabra, dans le nord du Kosovo, le 21 mars 2004 pour les obsèques des jeunes Albanais noyés.

Le 16 mars 2004, six enfants albanais du Kosovo du village de Çaber, situé dans la municipalité à majorité serbe Zubin Potok, jouaient du côté serbe de la rivière Iber. Cette dernière sépare en effet les deux villages, l’un étant serbe l’autre étant albanais. Un groupe de Serbes locaux, accompagné d’un chien, aurait alors chargé les enfants. Ces derniers, effrayés et ne pouvant rejoindre le pont, ont voulu fuir par la rivière. Mais seulement un petit garçon a survécu à la traversée : le courant étant trop fort, les trois autres se sont noyés. A l’époque, les journaux relate l’histoire et le témoignage de l’enfant, unique témoin oculaire de l’accident. Les deux autre garçons, ceux n’ayant pas sauté dans l’eau, ont eux aussi survécu. Cependant, durant les jours qui ont suivi, à aucun moment leurs témoignages ne sont apparus dans les médias.

Les violences ont éclaté le mercredi 17 mars 2004 dans la ville de Mitrovica, dans le nord de la province, ainsi qu’à Çagllavicë/Caglavica. Mais, dans la soirée, elles avaient gagné l’ensemble du territoire et touché la quasi totalité des villes et quartiers peuplés par les membres de la minorité serbe attaqués par des foules d’Albanais lors de véritables pogroms. Ces incidents, médiatisés dans le monde entier, ont été les plus violents depuis la fin des conflits en 1999.

Au cours de ces violences inter-ethniques en mars 2004, au moins dix-neuf personnes sont mortes – onze Albanais et huit Serbes – et plus de 1 000 ont été blessées. Quelque 730 maisons appartenant à des minorités, des Serbes du Kosovo pour la plupart, ainsi que 36 églises, monastères et autres sites culturels ou religieux orthodoxes ont été endommagés ou détruits. En moins de 48 heures, 4 100 personnes appartenant à des communautés minoritaires ont rejoint les personnes déplacées (soit plus que les 3 604 personnes déplacées ayant regagné leur domicile au cours de l’année 2003). 82% étaient des Serbes, 18 % des Rom et des Ashkalis, auxquels il faut ajouter environ 350 Albanais des zones à majorité serbe de Mitrovica et Leposaviq.

La couverture médiatique de l’incident a été remise en cause  par les institutions internatonales :

« Le CNC ne joue pas un rôle de prescripteur »

Guillaume Blanchot, directeur multimédia du CNC, décrypte le rôle de cette institution dans le financement des web-documentaires.

Quelle est la ligne éditoriale du CNC au sujet des web-docs ?
Le CNC ne joue pas un rôle de prescripteur. Il fixe les critères généraux de sélection des projets mais ne définit pas de ligne éditoriale. Il s’en remet par ailleurs à l’avis de professionnels pour juger de l’opportunité de soutenir ou pas un projet de webdocumentaire. Ces critères sont connus et affichés sur le site du CNC.

Combien de projets financez-vous par an ?
En pratique, depuis la mise en place de l’aide au second semestre de l’année 2007, le CNC a soutenu environ 150 projets transmedia ou purement web (animation, fiction, documentaire…), pour un montant d’environ 5M€. Le taux de sélectivité constaté a posteriori est de l’ordre de 1/3 (pour 3 demandes de subvention, 1 dossier est retenu).

Quelles aides existent au CNC ?
Le CNC peut aider à l’écriture et au développement de projets transmedia, à hauteur maximale de 50 000€, au bénéfice soit d’un ou plusieurs auteurs, soit d’une société de production; à l’écriture et au développement d’un projet purement web et/ou mobile (webdocumentaire, par exemple), à hauteur maximale de 20 000€, au bénéfice soit d’un ou plusieurs auteurs, soit d’une société de production; et enfin à la production de contenus purement web et/ou mobile, à hauteur maximale de 100 000€, au bénéfice unique d’une société de production. Cette dernière doit venir avec un minimum d’apport en « cash » du ou des services web ou mobile susceptible de diffuser le projet.

Comment se répartissent les coûts de production ?
C’est naturellement très variable d’un projet à l’autre. Au global, pour un webdocumentaire, les développements spécifiques au web (flash, html, intégration…) représentent de 20 à 25 % des devis, les 75 % à 80% restant relevant de dépenses d’écriture et de production audivisuelle.

Comment sont financés aujourd’hui la majorité des web-documentaires ?
Contrairement au financement du documentaire audiovisuel traditionnel, la plupart des webdocumentaires bénéficient de peu de préfinancement (à l’exception notable du soutien du CNC). C’est malgré tout le cas pour les projets ambitieux portés par les départements web des chaînes de télévision (particulièrement Arte).

Pensez-vous que le modèle économique actuel est viable sur du long terme ?
Le soutien du CNC est souvent essentiel pour déclencher la production, mais il y a également des financements privés, des ventes de droits, le soutien de sociétés d’auteurs…
- le genre documentaire (i.e; en télévision) est par nature plus soutenu que les autres et les chaînes du service public jouent traditionnellement un rôle important dans le financement de ce type d’œuvres.
Il reste naturellement que les producteurs de webdocumentaires doivent (ils le font pour la plupart) explorer des sources de financement alternatives (sponsoring, annonceurs…etc.).

Quels financements peut-on imaginer pour demain ?
Il y a désormais un flux de production régulier et un début de structuration du marché, qui en reste cependant à ces balbutiements. Les médias interactifs ont besoin de contenus exclusifs, différents des formats audiovisuels traditionnels.

Les médias

Le site du New York Times :

Lens - Photography, Video, and Visual Journalism

« Lens est le blog de photographie du New-York Times, présentant le rapport visuel et multimédia le plus excellent et le plus intéressant – des photographies, des vidéos et des slide-shows. Une vitrine pour des photographes de Temps, il cherche aussi à mettre en évidence le meilleur travail de d’autres journaux, des magazines et des agences d’images. »Le site du New York Times : Lens

Le journalisme sur Internet : quand les autres en parlent

Sur le web, de nombreux sites, blogs travaillent et traitent du journalisme en ligne, et du journalisme tout court. Blog, carnets, sites… Chacun à leur manière, ils sauront éclairer ceux qui ont envie d’en savoir plus.


LES SITES :

WEBDOCU.fr : « De nombreux journalistes, photo-reporters, reporters, producteurs deviennent aujourd’hui des « pionniers » du web-documentaire, en créant leurs propres reportages, innovants du fond à la forme. Offrant une entière liberté, le web permet la créativité, et donc, la création de véritables perles journalistiques. (…) C’est pour que ces initiatives ne restent pas inconnues que nous avons créé WEBDOCU.fr (anciennement LINTERVIEW.fr), aujourd’hui site de référence du webdocumentaire. Vous y trouverez l’ensemble des webdocus référencés, l’actu du monde du webdoc, mais aussi la possibilité de rentrer en contact avec les acteurs de ce monde, virtuellement, ou lors d’évènements que nous organisons. » Webdocu.fr

La Vigie du web :  » La Vigie du Web est un site spécialisé dans les produits multimédia. Il est le résultat de plusieurs années d’observation des productions proposées sur Internet : portfolios, infographies, vidéos, interfaces innovantes, design originaux, ergonomies atypiques, le tout journalistiques ou non. » La Vigie du web, Bernard Monasterolo (directeur artistique au Monde.fr) et Oriane Raffin ( journaliste multimédia à 20minutes.fr).

La Fabrique de l’info, les médias sous toutes les coutures : « Afin de faire du journalisme sur le journalisme, l’objectif est de lancer une réflexion sur le métier et ses évolutions. S’interroger sur la démarche informative. Prendre de la distance critique sur les pratiques journalistiques. Saisir les contraintes et les risques de dérives… Innover dans la rubrique médias. Et avant tout tenter d’analyser les enjeux et les modes de traitement de l’information, des techniques d’enquêtes et des choix rédactionnels et visuels. » Le site de l’Ijba (Institut de journalisme de Bordeaux). La Fabrique de l’info

Journalisme.info, le web-observatoire du journalisme sur Internet : site réalisé par l’école de journalisme de Grenoble. Journalisme.info

Piw!’s, Web-contenus multimédia d’information : « L’information n’est plus liée à un support, elle s’introduit désormais dans tous les espaces disponibles. Il faut la guider, lui ouvrir des voies à sa mesure, avec les outils d’aujourd’hui, afin de la rendre assimilable en tout point. C’est notre ambition. » Le site de Piw !, une société de production de contenus destinés aux médias connectés et aux réseaux classiques. Piw’s

AUTRES… CARNETS, BLOGS…:

Webdocu.com : « Les webdocumentaires et toutes les nouvelles formes de récits journalistiques. Un mémoire pour ma dernière année d’école de journalisme (celsa). » Emiland Guillerme

Le blog d’Antonin Sabot : « Jeune journaliste, j’essaie de pratiquer ce métier pour « raconter le monde » et donner à voir ce que l’on ignore parfois. « Le voyage ne commence pas au départ et ne finit pas au retour » écrit Kapuscinski dans Mes Voyages avec Hérodote. Pour expliquer la façon dont des gens que nous ne connaissons pas voient le monde et leur vie, il faut être près d’eux. En tentant de mieux comprendre leur point de vue on acceptera mieux la différence et peut-être verra-t-on qu’elle n’est pas si… différente ? » Antonin Sabot-Lechenet

Espritblog, la boîte à idées du journaliste multimédia : de « Fabrice Gontier, journaliste multimédia, intervenant régulier au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris, sur le phénomène des blogs, l’écriture web, le diaporama multimédia. » Espritblog

Davduf|net, petite maison de David Dufresne, journaliste indé & documentariste : « Journaliste indépendant. Après une dizaine d’années à Libé, quatre à iTélé, une à Mediapart, j’ai fait le choix de l’indépendance. Du travail au long cours. Du documentaire et des livres-enquêtes. Un peu seul, un peu à l’ancienne. Et foncièrement Net, où je sévis depuis 1995. A l’heure du Réseau des réseaux triomphant, et des basculements/bousculades qui s’en suivent, l’éclatement me semble une des voies possibles pour un nouveau journalisme. » De David Dufresne, Davduf|net

Les jeunes de moins en moins sur le net

Les jeunes âgés entre 18 et 24 ans fréquentent de moins en moins les sites de presse en ligne. C’est ce que montre une étude présentée sur le site de Poynter par Dorian Benkoil.
Elle montre en même temps que l’utilisation de médias numériques a en général augmenté. Une croissance en partie expliquée par la consommation des générations plus âgées qui se mettent de plus en plus à utiliser internet, mais également les médias sociaux.

Etude sur l’utilisation des blogs et réseaux sociaux par les journalistes

Une nouvelle étude a permis d’identifier, tout au moins de « débroussailler » les habitudes d’utilisation des journalistes américains des nouveaux réseaux sociaux : blogs, facebook etc. Une enquête réalisée par Cision et Don Bates de la George Washington University sur l’utilisation en ligne des journalistes Web et de l’écrit, du 1 septembre 2009 au 13 octobre 2009. Les résultats sont basés sur 371 réponses.

Les médias sociaux sont définis comme des blogs, des sites de réseaux sociaux comme Facebook et LinkedIn, des microblogs comme  Twitter, la photo/vidéo partagées sur des sites comme YouTube et Flickr ou encore des forums de discussion Web comme eopinions.com.

Environnement, quand le web en parle

Le réchauffement de la planète, son état de santé, ou encore l’environnement en général sont des sujets qui prennent de plus en plus leur place dans la société actuelle. Même si le débat reste encore peu ouvert et sensibilise surtout une certaine catégorie de personne (déjà sensibilisée à la protection de le Nature avec un grand N), sur le web, les initiatives ne manquent pas pour tenter d’interpeller l’opinion publique. Ou encore de découvrir des aberrations que l’on ne découvre pas sur nos grandes chaînes nationales.

Sur la pollution d’une planète : Ciquez ici.

Dans le même ordre d’idée :
http://www.presseocean.fr/actu/actu_detail_-Cinq-dauphins-en-situation-irreguliere-_11425-1143237_actu.Htm
http://www.lepost.fr/article/2009/11/05/1776397_des-dauphins-bientot-vires-d-un-delphinarium-pres-de-nantes.html
Les dauphins sont des animaux nés pour être  sauvages. Les domestiquer comme on le fait relève plus du fanstasme humain face à un animal dont les capacités intellectuelles, ou tout au moins la conscience de soi, sont développées.

Bref, il existe des milliers de sites rapportant la façon dont l’homme détruit peu à peu ce qui l’entoure. Il est impossible de les répertorier et ce n’est pas l’objectif. Mais il est important de souligner que sur la « sphère internet » les mentalités bougent. Reflet de notre société ?