Les coupures des lignes téléphoniques créent des heurts : une fillette blessée

Une fillette de trois ans a été blessée dans le nord du Kosovo, à Mitrovica, où résident majoritairement des Serbes, par une explosion, mercredi 29 septembre. Sa vie n’est cependant pas en danger. Selon les autorités locales, la grenade TNT était placé sur le toit d’un appartement et visait une antenne de transmission de téléphonie mobile appartenant a une compagnie kosovare albanaise.

Cette incident fait suite à la destruction des équipements de Telekom Srbija, une compagnie de télécommunication serbe, par les autorités albanaises kosovares de Pristina, privant ainsi plusieurs milliers de Serbes de téléphones fixes et mobiles lundi 27 septembre. Selon l’agence de presse Beta, environ 80.000 ont constaté que leur téléphone portable était coupé, et des milliers d’autres n’avait plus de ligne fixe. Selon les autorités albanaises kosovares de Pristina, la destruction de ces lignes a été justifiée par le fait que Telekom Srbija « opérait dans l’illégalité ». Une accusation rejetée par la compagnie téléphonique qui justifie d‘une licence: « Telekom travaille dans le cadre de la Résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies », a ainsi déclaré le coordinateur technique de la compagnie pour le Kosovo, Ilija Ivanović. Telekom Srbija devrait d’ailleurs rapidement rétablir ses lignes.

Une coupure qui a largement alimenté les tensions, d’autant plus qu’un homme, âgé de 76 ans, est décédé mardi des suites de ses blessures parce qu’il ne pouvait pas appelé les urgences. Situé dans l’enclave serbe de Gracanica  dans le centre du pays, à 7 kilomètre au sud de Pristina , l’homme âgé de 76 ans se sentant mal, a voulu appelé les urgences mais n’a pu le faire. C’est sa fille le lendemain, qui est allée chercher les secours. Mais à leur arrivée il était déjà dans le coma.

Des incidents qui n’ont fait qu’échauffer les esprits dans un contexte déjà tendu entre les communautés serbe et albanais du pays, mais surtout qui surviennent à moins d’un mois des pourparlers prévus entre Belgrade et Pristina. Une situation qui ne serait donc pas du tout en faveur du Kosovo, déjà affaibli par l’annonce de Fatmir Sejdiu , de renoncer à son poste de chef d’Etat.