Double discours de Sarkozy

Ce qui suit a fait polémique pendant plusieurs jours. Certes, je le mets en ligne un peu en retard : je l’avais découvert le jour même mais je n’avais malheureusement pas pu le mettre directement en ligne ,n’ayant pas accès au PE. Mais il faut absolument en garder une trace. En tout cas, il faut le dire, le petit journal est très fort. Et si une grande phobie de l’équipe, c’est de lasser, il n’empêche, qu’ils sont essentiels pour repérer ce genre de petit dérapage.  Une grosse fatigue diront certains… je laisse juger :
http://www.canalplus.fr/c-humour/pid2397-c-le-petit-journal.html
http://www.lepost.fr/video/2009/10/28/1763998_quand-nicolas-sarkozy-repete-le-meme-discours.html

Parfois, on pourrait se dire que ce sont ces équipes qui remplacent un peu le rôle des journalistes : dire tout haut ce que tout le monde sait, fouiner quand les portes se referment, et surtout ne pas hésiter à dénoncer quand il y a scandale. http://www.lepost.fr/article/2009/10/29/1764825_les-secrets-du-petit-journal-de-yann-barthes.html

C’est un peu le sujet de cet extrait à propos de l’humoriste Stéphane Guillon : comment connaitre un roi de la polémique, le mauvais garçon de la radio, celui qui n’a pas la langue de bois et qui parfois dérange.

http://tv.lepost.fr/2009/10/29/1765197_stephane-guillon-c-est-nicolas-sarkozy-qui-a-libere-la-parole.html

France États-Unis : l’indifférence polie de Barack Obama

"Salut les gars, j'ai un truc collé à la chaussure, je vous raconte pas" Credits : Bakchich

Depuis l’investiture du président Barack Obama, la relation entre Français et Américains a pris du plomb dans l’aile. Un dossier réalisé dans le cadre des Rendez-vous de l’Histoire de Blois.

Extrait :
« Lors des cérémonies du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 2009, tous les chefs d’États ont fait le déplacement. Tous sauf un. Barack Obama est le grand absent des festivités. Le chef de l’Exécutif américain a favorisé un sommet Asie-Pacifique, préférant déléguer le devoir de mémoire à Hillary Clinton, sa secrétaire d’État. Il s’est contenté de communiquer un message vidéo à Berlin, sans peur d’offenser par ce qui semble être de l’indifférence. Pour Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération, la raison est simple : « l’Europe n’est pas sa culture. Ce n’est donc pas une préoccupation majeure pour lui. La commémoration de la chute du Mur est un pan important de l’Histoire américaine qui, au fond, ne compte pas pour Obama. »

Ce n’est pas la première fois que le 44e président américain fait preuve de ce détachement désinvolte qui caractérise ses relations avec la France et l’Europe. Ainsi, s’il ne pouvait échapper au 65e anniversaire du Débarquement, en juin dernier, il a ignoré le dîner officiel prévu par Nicolas Sarkozy pour filer « à l’américaine » manger en famille. Nicolas Sarkozy a-t-il été déçu par cette visite en coup de vent ? « Non, affirme Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée. Nicolas Sarkozy ne court pas après Barack Obama. Il joue son rôle de président français, avec l’ambition qu’il assigne à la France. » La conférence de presse du D-Day se veut en effet pleine d’amabilités : « C’est un plaisir de travailler avec Barack Obama », assure l’un. « Je considère personnellement Nicolas Sarkozy comme un ami », garantit l’autre. Pourtant, le président américain n’est resté que quarante minutes. « Quand Obama est venu le 6 juin, il a fait le service minimum », souligne Jean-Dominique Merchet.

« L’indifférence d’Obama ne concerne pas uniquement la France. Même l’Angleterre, qui a été un partenaire privilégié, ne l’est plus aujourd’hui », explique Jacques Portes, professeur d’histoire à Paris et spécialiste des USA. Sur ce point, Barack Obama tranche avec ses prédécesseurs. Il est en effet le premier président américain à n’avoir aucun lien avec l’Europe. Kennedy, d’origine irlandaise, a visité l’Europe et écrit son mémoire sur la participation britannique aux Accords de Munich ; Théodore Roosevelt était d’origine hollandaise ; Eisenhower a effectué une partie de sa carrière militaire à Paris en 1929. Clinton a bénéficié d’une bourse à Oxford. Barack Obama, lui, n’est venu que deux fois sur le territoire. En vacances. « En Europe, je me sens étranger », confirme l’actuel président américain. »

Le document PDF :

« France États-Unis, l’indifférence polie de Barack Obama », un dossier réalisé par Cécile Carton, Stéphanie Hancq, Lucile Métout et Sacha Nokovitch dans le cadre des Rendez-Vous de l’Histoire de Blois 2010.